Comme promis, voici un premier extrait de la Lune Noire !
Bon, j'avoue, cet extrait n'est pas tout à fait inédit, puisqu'il a déjà été publié sur le site d'Atemporel ( site qui se trouve en lien si jamais vous êtes intéressé par le fantastique en général).
C'est pour vous mettre l'eau à la bouche en attendant quelque chose de totalement inédit. :o)
- Venez voir ! nous appela soudain Amhiel. On dirait que l’assassin est entré par la fenêtre !
Nous la rejoignîmes aussitôt et elle nous désigna des traces de neige sur le rebord de la fenêtre.
- On dirait que quelqu’un a pris appui sur le rebord pour entrer dans la chambre, expliqua la jeune femme.
- Impossible ! grommela Lugantz depuis la porte. Jetez un coup d’œil par la fenêtre et vous verrez qu’on ne peut pas escalader la tour !
Ignorant son intervention, Listak examina longuement le rebord de la fenêtre, ainsi que son système de fermeture, puis il se pencha à l’extérieur, regardant vers le haut, puis vers le bas, revint à l’intérieur et hocha pensivement la tête.
- Vous avez raison, Amhiel, fit-il d’une voix distraite. Quelqu’un est entré par cette fenêtre, comme en témoignent la neige, les éraflures qu’ont laissé les bottes de notre assassin sur le bois du rebord et le fait que le loquet qui ferme la fenêtre a été brisé depuis l’extérieur. En revanche ce cher Lugantz a raison lui aussi, personne n’a pu escalader la tour. Si bien que les choses deviennent tout à fait inquiétantes…
- Mais si j’ai raison, il est impossible que l’assassin soit passé par la fenêtre ! s’exclama Lugantz avec incompréhension. Peut-être a-t-il laissé là ces marques pour nous tromper !
Listak secoua la tête.
- Non. Il a certes laissé ces marques en évidence à notre intention, mais bien plutôt pour nous révéler son identité.
Cette fois Lugantz afficha un air tout à fait confus. Moi-même j’avais du mal à suivre le raisonnement de Listak et il semblait en aller de même pour Amhiel. Dédaignant nos mines perplexes, le détective reprit son exploration méticuleuse de la pièce. Cela dura d’interminables minutes et nous commencions à être transis de froid dans le courant d’air généré par la fenêtre ouverte lorsqu’il décréta brusquement qu’il n’y avait plus rien à voir.
- Qui l’a trouvé ? demanda-t-il à Lugantz. Tyrius, son valet ?
Voilà, j'espère que ça vous donne envie !
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